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Sous-titres Reels, TikTok et Shorts : méthodes, style et arabe

Sous-titres automatiques, incrustés ou fichier SRT : comment sous-titrer un Reel, un TikTok ou un Short, avec quel logiciel, en quelle taille et à quel endroit. Règles de lisibilité tirées du guide Netflix, cas de l’arabe et de la darija, checklist avant publication.

MoBenCréateur vidéo freelance

12 min de lecture

Poste de montage dans un bureau sombre : écran avec timeline vidéo, appareil photo et projecteur sur trépied
Sommaire
  1. Pourquoi sous-titrer tes Reels, TikTok et Shorts ?
  2. Les 3 façons d’ajouter des sous-titres
  3. Le workflow pas à pas, de la transcription à l’export
  4. Règles de style : taille, contraste, position, longueur et vitesse
  5. Sous-titres mot à mot (karaoké) : quand les utiliser ?
  6. Sous-titres multilingues : une langue par version
  7. Sous-titres en arabe : police, RTL, darija et bugs d’affichage
  8. Checklist avant de publier
  9. Les erreurs les plus fréquentes
  10. À retenir
  11. Questions fréquentes

Pour sous-titrer un Reel, un TikTok ou un Short, tu as trois options : les sous-titres automatiques de la plateforme, des sous-titres incrustés au montage, ou un fichier SRT importé là où c’est possible (surtout sur YouTube). Pour la plupart des créateurs et des marques, la bonne recette tient en quatre étapes : transcription automatique, correction à la main, style lisible placé dans la safe zone, export incrusté.

Tu trouveras ici le comparatif des méthodes, le workflow dans les principaux logiciels, des règles de style chiffrées et le cas de l’arabe et de la darija (fonctions vérifiées en octobre 2026).

Pourquoi sous-titrer tes Reels, TikTok et Shorts ?

Pour l’accessibilité. Selon l’aide-mémoire de l’OMS sur la surdité et la déficience auditive, plus de 5 % de la population mondiale, soit 430 millions de personnes, ont besoin de services de réadaptation pour une perte auditive incapacitante. C’est pour ce public que TikTok a lancé ses sous-titres automatiques en 2021.

Pour le visionnage sans le son. Dans les transports, au bureau, tard le soir : une partie de ton public fait défiler les vidéos son coupé. Sans texte, une vidéo parlée ne leur dit rien.

Pour la compréhension. Accent, bruit de fond, nom de marque : le texte lève l’ambiguïté, et les premiers mots affichés renforcent ton accroche, comme l’explique le guide des hooks visuels pour Reels et Shorts.

Les 3 façons d’ajouter des sous-titres

1. Les sous-titres automatiques de la plateforme

D’après l’annonce officielle de TikTok, tu actives les sous-titres automatiques sur la page d’édition, tu peux corriger le texte généré, et le spectateur peut les masquer depuis le panneau de partage. YouTube en génère sur les vidéos longues comme sur les Shorts, notamment en français, en anglais et en arabe ; sa page d’aide sur les sous-titres automatiques prévient qu’ils peuvent se tromper à cause des accents, des dialectes ou du bruit de fond. Instagram peut aussi en afficher sur les Reels.

  • Avantages : rapide, gratuit, désactivable par le spectateur.
  • Limites : style et position imposés, erreurs sur les noms propres, les chiffres, les dialectes et le mélange de langues.

2. Les sous-titres incrustés au montage

Tu crées les sous-titres dans ton logiciel et tu les « brûles » dans l’image à l’export (burned-in). C’est la méthode dominante sur Reels et TikTok, car elle te donne le contrôle total du rendu.

  • Avantages : rendu identique partout, style aligné sur ta charte, animations mot à mot possibles.
  • Limites : impossible à désactiver, une seule langue par export, et la moindre faute impose de republier.

3. Importer un fichier SRT

Un fichier .srt contient le texte et l’horodatage de chaque sous-titre. Sur YouTube, tu l’ajoutes dans YouTube Studio (Sous-titres, puis Ajouter une langue), comme le décrit l’aide YouTube pour ajouter des sous-titres, avec une piste par langue. Les formats acceptés incluent SRT et WebVTT ; un SRT doit être en UTF-8 simple, sans mise en forme. TikTok et Instagram ne documentent pas, à la date de vérification, d’import SRT pour une publication classique.

Laquelle choisir ? Sur Reels et TikTok, incruste ta langue principale et désactive les sous-titres automatiques pour éviter un double affichage. Sur YouTube, une version sans texte incrusté avec des pistes SRT est plus souple si tu vises plusieurs langues (vérifie l’affichage sur mobile). Dans tous les cas, garde un export « clean », sans aucun texte.

Le workflow pas à pas, de la transcription à l’export

  1. Soigne l’audio : micro proche, musique baissée sous la voix. La transcription en dépend.
  2. Termine le montage avant de sous-titrer, sinon chaque nouvelle coupe décale tout.
  3. Lance la transcription automatique dans la bonne langue.
  4. Corrige à la main noms propres, marques, chiffres et mots en dialecte : l’étape qu’on saute le plus, et celle qui se voit le plus.
  5. Découpe en segments courts, applique ton style enregistré et place le texte dans la safe zone.
  6. Exporte la version incrustée, un SRT pour l’archive ou YouTube, et une version sans texte, puis contrôle le tout sur un téléphone, son coupé.

Premiere Pro, DaVinci Resolve, CapCut ou Descript ?

Premiere Pro : selon la page d’Adobe sur ses fonctions IA, la transcription (Speech to Text) couvre plus de 18 langues et les sous-titres se traduisent automatiquement dans 27 langues. Tu règles la longueur des lignes, la durée minimale et le nombre de lignes à la création, puis tu choisis à l’export entre incrustation et fichier séparé.

DaVinci Resolve : la page officielle de l’onglet Edit indique que tu peux transcrire tes clips pour créer des sous-titres et importer des fichiers SRT ou TTML ; à la page Deliver, ils s’exportent incrustés ou en fichier séparé. Une partie des outils IA est réservée à la version Studio : vérifie ce que la tienne inclut.

CapCut : ses sous-titres automatiques sont la solution la plus rapide sur mobile, avec modèles animés et traduction. Vérifie la langue détectée et adapte le modèle à ta charte.

Descript : tu corriges la transcription comme un texte, les sous-titres suivent, et tu exportes aussi un fichier de sous-titres. Idéal pour les formats parlés comme les extraits de podcast vidéo.

Règles de style : taille, contraste, position, longueur et vitesse

La référence la plus solide est le guide de sous-titrage de Netflix : 2 lignes maximum, 42 caractères par ligne en français, en anglais et en arabe, de 5/6 de seconde à 7 secondes par sous-titre. La vitesse de lecture est plafonnée à 17 caractères par seconde en français d’après le guide Netflix pour le français, et à 20 en anglais et en arabe (programmes adultes). Pour le 9:16, adapte-les ainsi :

  • Longueur de ligne : un cadre vertical fait 1080 px de large contre 1920 en 16:9. À taille égale, les 42 caractères deviennent environ 23 à 25. Une ligne courte, deux au maximum.
  • Vitesse : un sous-titre affiché 2 secondes ne dépasse pas 34 caractères en français (2 x 17). Si ça déborde, raccourcis la phrase.
  • Taille : repère de départ, pas une norme, une police sans empattement en gras autour de 55 à 65 px sur une timeline 1080 x 1920 (le cadre détaillé dans le guide format, durée et résolution des Reels, TikTok et Shorts) fait tenir environ 25 caractères dans la largeur utile. Valide sur un vrai téléphone.
  • Contraste : le critère WCAG de contraste minimum demande au moins 4,5:1 pour le texte courant et 3:1 pour le grand texte. L’image bouge : ajoute un contour, une ombre ou un bandeau semi-opaque, et vérifie le plan le plus clair.
  • Position : centre-bas, au-dessus de la description. Les gabarits de Meta et de Google réservent environ 670 px en bas d’un cadre de 1920 px : garde le bas des sous-titres au-dessus de 1250 px environ, loin des boutons à droite et sans couvrir la bouche. Le détail est dans le guide safe zone Reels, TikTok et Shorts.
  • Coupures : coupe après une ponctuation ou avant une conjonction, jamais entre un article et son nom, ni entre un prénom et un nom.
  • Cohérence : même police, même taille et même position du début à la fin.

Sous-titres mot à mot (karaoké) : quand les utiliser ?

Les sous-titres « karaoké » affichent ou surlignent chaque mot au moment où il est prononcé. Ils conviennent au face caméra, aux vidéos éducatives et aux accroches, avec une couleur d’accent sur 1 ou 2 mots clés. Évite-les pour un film de marque ou un témoignage émouvant : des phrases complètes se lisent mieux que des mots qui clignotent. Garde 1 à 3 mots visibles à la fois, une seule animation sobre et le même plafond de vitesse de lecture. En arabe, anime mot par mot, jamais lettre par lettre.

Sous-titres multilingues : une langue par version

Sur TikTok et Instagram, la méthode fiable est une version par langue : à partir de l’export sans texte, tu incrustes chaque langue sur un export dédié. Sur YouTube, tu peux garder une vidéo avec plusieurs pistes SRT. Deux langues à l’écran en même temps (le français au-dessus de l’arabe, par exemple) ne marchent qu’avec des phrases très courtes : une langue par ligne, jamais mélangées. La traduction automatique n’est qu’un premier jet : fais relire par un locuteur natif et recale le timing.

Sous-titres en arabe : police, RTL, darija et bugs d’affichage

L’arabe s’écrit de droite à gauche (RTL), avec des lettres liées qui changent de forme selon leur place dans le mot. La plupart des bugs viennent d’un outil qui ignore l’une de ces deux règles.

Police, ponctuation et chiffres

Prends une police dessinée pour l’arabe et lisible en petit, comme Noto Sans Arabic, IBM Plex Sans Arabic, Cairo ou Tajawal (gratuites sur Google Fonts). Des carrés vides ou une police de remplacement signalent qu’elle n’a pas les caractères arabes. Prévois un interligne plus généreux qu’en français pour ne pas rogner les signes diacritiques. Utilise la ponctuation arabe (« ، », « ؛ », « ؟ ») et un seul système de chiffres d’un bout à l’autre. Le guide Netflix pour l’arabe ajoute deux règles utiles : pas d’italique, et une ponctuation en fin de sous-titre quand elle a du sens.

Texte bidirectionnel : arabe et mots latins

Quand une ligne arabe contient une marque, un chiffre ou un mot français en alphabet latin, l’algorithme bidirectionnel d’Unicode décide de l’ordre d’affichage. Résultat classique : le point final saute à l’autre bout de la ligne, ou une ligne qui commence par « TikTok » s’affiche de gauche à droite. Règle la direction du paragraphe sur « de droite à gauche », évite de finir une ligne par un mot latin suivi d’une ponctuation, et si besoin ajoute le caractère invisible RLM (U+200F) après la ponctuation finale, comme l’explique la page du W3C sur les caractères de contrôle bidirectionnels. Contrôle toujours le fichier exporté, pas seulement l’aperçu.

Darija ou arabe standard ?

L’arabe standard moderne est compris dans tout le monde arabe : c’est le choix pour une audience panarabe, et la seule variante admise par le guide Netflix pour les sous-titres arabes. La darija colle mieux à la voix d’un créateur ou d’une marque qui parle au public marocain, mais elle n’a pas d’orthographe officielle : fixe une graphie par mot et garde-la, écris les mots français en alphabet arabe ou latin mais toujours de la même façon, et réserve l’arabizi (lettres latines et chiffres) aux contenus très informels. Les outils automatiques butent sur la darija et le mélange français-arabe ; Clipchamp propose une option arabe du Maroc, présentée dans le guide pour sous-titrer de la darija avec Clipchamp, mais prévois une relecture complète.

Les bugs d’affichage les plus fréquents

  • Lettres détachées ou mot à l’envers : le logiciel ne gère pas la mise en forme arabe. Dans After Effects, active le moteur de texte « South Asian and Middle Eastern » dans les préférences Texte, et n’utilise jamais de convertisseur qui inverse le texte.
  • Liaisons cassées par une animation lettre par lettre ou par un interlettrage (tracking) différent de 0.
  • Diacritiques rognés par un bandeau trop serré : augmente la marge et l’interligne.
  • Caractères illisibles dans un SRT (du type « ال ») : enregistre le fichier en UTF-8, l’encodage exigé par YouTube.

Checklist avant de publier

  1. Texte relu : noms propres, marques et chiffres vérifiés.
  2. Chaque sous-titre apparaît avec la voix, ni avant ni après.
  3. Deux lignes maximum, sans mot isolé, vitesse de lecture respectée.
  4. Sous-titres dans la safe zone, testés avec l’interface de l’application.
  5. Lisibles sur le plan le plus clair, sans chevaucher un titre, un prix ou un CTA.
  6. Sous-titres automatiques de la plateforme désactivés si les tiens sont incrustés.
  7. En arabe : lettres liées, ponctuation du bon côté, chiffres cohérents, aucun carré vide.
  8. Vidéo regardée en entier sur téléphone, son coupé : le message passe.

Les erreurs les plus fréquentes

  • Publier la transcription automatique sans la relire : une faute sur le nom de ta marque se voit plus qu’un plan raté.
  • Placer les sous-titres tout en bas, sous la description, ou empiler trois lignes et plus.
  • Afficher deux fois les sous-titres : les tiens et ceux de la plateforme.
  • Surcharger d’animations, d’emojis et de couleurs.

Le sous-titrage, en français, en anglais et en arabe, fait partie de chaque projet de création de Reels, TikTok et Shorts et de montage et post-production chez MoBen Prod.

À retenir

  • Trois méthodes : sous-titres automatiques, incrustés, ou fichier SRT (surtout YouTube).
  • Sur Reels et TikTok, incruste ta langue principale et désactive les sous-titres automatiques.
  • En 9:16 : une à deux lignes d’environ 25 caractères, 17 caractères par seconde au plus en français.
  • Centre-bas, au-dessus de la description, avec un contraste fort.
  • En arabe : police adaptée, direction de droite à gauche, animation par mot, fichiers en UTF-8, une seule graphie pour la darija.

Questions fréquentes

Faut-il sous-titrer toutes ses vidéos TikTok et Reels ?

Toutes celles où quelqu’un parle, oui. Les sous-titres rendent la vidéo accessible aux personnes sourdes ou malentendantes, compréhensible son coupé, et clarifient accents et termes techniques. Tu peux t’en passer seulement si la vidéo est purement musicale ou visuelle, ou si le texte à l’écran porte déjà tout le message.

Peut-on importer un fichier SRT sur TikTok ou Instagram ?

À la date de vérification (octobre 2026), ni TikTok ni Instagram ne documentent d’import de fichier SRT pour une publication classique. Tu choisis donc entre leurs sous-titres automatiques et l’incrustation. YouTube, lui, accepte les fichiers SRT et WebVTT dans YouTube Studio, avec une piste par langue.

Quelle taille de police pour les sous-titres d’un Reel ?

Aucune plateforme n’impose de taille. Comme point de départ, une police sans empattement en gras d’environ 55 à 65 px sur une timeline 1080 x 1920 fait tenir environ 25 caractères par ligne. Teste ensuite sur un téléphone tenu à bout de bras : si tu plisses les yeux, agrandis ; si le texte couvre le visage, raccourcis la phrase.

Comment sous-titrer une vidéo en darija ?

Choisis d’abord l’écriture : l’alphabet arabe convient à la plupart des publics marocains, avec une seule graphie par mot. Lance une transcription automatique en arabe (Clipchamp propose l’arabe du Maroc), puis relis tout, car les outils confondent souvent darija, arabe standard et français. Vérifie enfin l’affichage des mots latins dans les lignes arabes avant d’exporter.

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Portrait de MoBen, vidéaste et monteur vidéo, auteur du blog MoBen Prod

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MoBen

Je suis MoBen, vidéaste et monteur freelance au Maroc, derrière MoBen Prod. Je partage ici mes méthodes et retours d’expérience sur la production vidéo, le montage, le storytelling et la création de contenu.

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